Régime Écossais Rectifié

Un piège dogmatique sectaire pour le Régime Ecossais Rectifié : la Franc-maçonnerie chrétienne !

In Christianisme, Convent des Gaules, Doctrine, Franc-maçonnerie, Illuminisme, Ordre, Polémique, Réforme de Lyon, Régime Ecossais Rectifié, Religion, Théologie on 22 février 2013 at 00:34

FM I 

A propos du christianisme de l’Ordre et de la « sainte doctrine »

La Franc-maçonnerie est chrétienne de par son origine, ses sources et son histoire, C’est un fait.

Elle est même chrétienne également en raison de sa nature, car tout son ésotérisme et ses symboles sont issus du christianisme, en particulier de son livre révélé : la Bible.

Ceci est une chose entendue, et ceux qui au nom d’une laïcité mal comprise rejettent cette origine chrétienne, commettent non seulement une erreur historique, mais de plus tournent le dos à la nature même de l’institution initiatique dont ils sont membres.

Mais cette origine, qu’il n’est pas possible de contester, signifie-t-elle pour autant que la Franc-maçonnerie relèverait d’un christianisme absolument identique à celui que professe l’Eglise ?

a) Un tour de passe-passe trompeur qui a détourné de son essence le Régime écossais rectifié

 La question est importante, car la réponse est loin de correspondre à ce qu’un courant dogmatique tente de vouloir imposer dans un discours spécieux, ayant même réussi à soumettre à ses vues controuvées la structure qui présida au réveil du Régime écossais rectifié au XXe siècle, à savoir le Grand Prieuré des Gaules, devenu, de par les aléas de l’Histoire, non plus un Grand Prieuré rectifié comme il aurait dû le rester, mais une « obédience chrétienne » dotée d’une Aumônerie et pratiquant plusieurs rites, ceci en contradiction complète d’avec les critères de la maçonnerie willermozienne.

De la sorte, s’arrêtant à l’enveloppe extérieure du Régime rectifié, qui n’admet en effet en son sein que des chrétiens et fait prêter serment au nom de la sainte religion chrétienne [1], une authentique substitution frauduleuse s’est opérée à l’intérieur du Grand Prieuré des Gaules, entre « l’enseignement » dont l’Ordre est le dépositaire, c’est-à-dire la doctrine introduite en son sein par Jean-Baptiste Willermoz lors du Convent des Gaules en 1778, et une conception ecclésiale ainsi résumée par le Grand Aumônier du G.P.D.G. – qui revendique une « conception propre intégriste » (sic !) de ce que sont les critères exigés pour être reconnu comme chrétien afin d’être admis en loge – dans une note récente intitulée « Mise au point, pour mettre fin aux controverses malvenues«  :  « Le profane qui est reçu dans le Régime rectifié au sein du Grand Prieuré des Gaules prête serment, sur le saint évangile ouvert au premier chapitre de l’évangile de saint Jean, de « fidélité à la sainte religion chrétienne ». Et non à on ne sait quelle « sainte doctrine » sortie on ne sait d’où. » [2]

L’affirmation est tranchée pour le moins !

D’autant que la « sainte religion chrétienne » est immédiatement définie comme devant être conforme aux conciles : « Une maçonnerie chrétienne se conforme (…) aux dogmes du christianisme en ce qu’elle est chrétienne. » [3]

Et voilà le tour de passe-passe trompeur, par lequel a été détourné de son essence le Grand Prieuré des Gaules, et avec lui le Régime écossais rectifié que l’on y pratique, réduisant cette structure à une obédience multiritualiste andersonienne professant un christianisme dogmatique.

Ainsi donc, celui qui est reçu comme membre du Régime rectifié, le serait au nom de la « sainte religion chrétienne ». Et non à on ne sait quelle « sainte doctrine » sortie on ne sait d’où. » ?

Voilà une affirmation relativement burlesque, qui n’aurait pas manqué de faire profondément sursauter Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824).

Pourquoi ?

b)  C’est l’Ordre qui est le canal de transmission de l’initiation 

Pour le savoir il est sans doute nécessaire de rafraîchir les mémoires oublieuses, et de revenir une fois encore sur un point essentiel.

Lorsqu’un profane est reçu Franc-maçon, il est reçu : « Au nom de l’Ordre », et non pas au titre d’une obédience, d’un Grand Prieuré, ou d’une quelconque structure temporelle, chrétienne ou non chrétienne, le problème n’est pas là.

C’est ce que proclame le Vénérable Maître au profane après son serment, toutes juridictions rectifiées confondues : « A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, Au nom de l’Ordre, Et par le pouvoir qu’il m’en a donné, Je vous reçois Franc-Maçon apprenti. » [4]

C’est donc « l’Ordre » et lui seulement qui est fondateur, c’est l’Ordre qui est le canal de transmission de l’initiation. C’est lui, évoqué constamment lors de la réception, qui préside à l’accomplissement des rites de la maçonnerie rectifiée.

Mais qu’est-ce que « l’Ordre » pour le Régime rectifié ?

Une obédience chrétienne, ou non-chrétienne d’ailleurs, pouvant se désigner comme adogmatique ? Une société arc-boutée sur les dogmes de l’Eglise, ou bien attachée foncièrement aux valeurs de la République ? Une structure professant la liberté absolue de conscience, ou défendant la foi des conciles ? Une organisation ne s’écartant en rien des principes de Liberté, Egalité, Fraternité, ou se revendiquant des enseignements chrétiens ? Une Association fondée sur des Statuts civils et un Règlement intérieur adoptés en assemblée générale ?

Entendons-nous bien, la question n’est pas de savoir si ces motifs sont louables ou dignes de respect, et ils le sont évidemment en eux-mêmes, le problème n’est pas là, mais de se demander si le rectifié se pense ou se définit selon ces critères évoqués, si sa nature en relève vraiment, ou non ?

Lisons ce qu’en dit le Régime rectifié pour le savoir :

« Qu’est-ce que la Franc-Maçonnerie ?

R. C’est une école de sagesse et de vertu qui conduit au Temple de la vérité, sous le voile des symboles, ceux qui l’aiment et qui la désirent.

0.  Quels sont ses mystères ?

R. L’origine, la fondation et le but de l’Ordre. » [5]

Quelle est l’origine de l’Ordre ?

Voici la réponse : « Son origine est si reculée, qu’elle se perd dans la nuit des siècles ; tout ce que peut l’institution maçonnique, c’est d’aider à remonter jusqu’à cet Ordre primitif, qu’on doit regarder comme le principe de la franc-maçonnerie ; c’est une source précieuse, ignorée de la multitude, mais qui ne saurait être perdue : l’un est la Chose même, l’autre n’est que le moyen d’y atteindre. Cet Ordre par excellence, à défaut de le pouvoir nommer, ne peut être appelé que le Haut et Saint Ordre (…) » Ordre par excellence détenteur des « des connaissances précieuses et secrètes qui découlent de la Religion primitive. » [6]

Un « Haut et Saint Ordre » détenteur « des connaissances précieuses et secrètes qui découlent de la Religion primitive », comme c’est intéressant. Serait-ce à dire que cet Ordre posséderait un enseignement, en d’autre terme une doctrine ?

c) L’Ordre rectifié, dont le Régime maçonnique n’est que l’enveloppe superficielle, possède une doctrine sur la religion 

La réponse est affirmative, c’est même ce qui caractérise le Régime écossais rectifié par rapport à tous les autres rites maçonniques : être dépositaire, selon ce que soutient les Rituels de l’Ordre, d’une doctrine relevant des « connaissances précieuses et secrètes qui découlent de la Religion primitive ». 

Mais que sont ces « connaissances précieuses et secrètes qui découlent de la Religion primitive » ?

Lisons, comme il convient toujours, ce que nous dit Willermoz pour le savoir : « La doctrine ne permet pas d’en douter ; et en effet, le principal but de l’initiation fut toujours d’instruire les hommes, sur les mystères de la Religion et de la science primitive, et de les préserver de l’abandon total qu’ils feraient de leurs facultés spirituelles, aux influences des Etres corporels et inférieurs. Les Initiations devaient donc être le refuge de la Vérité, puisqu’elle pouvait s’y former des Temples dans le coeur de ceux qui savaient l’apprécier et lui rendre hommage. » [7]

Le Régime écossais rectifié affirme donc qu’il y aurait un Ordre détenteur de connaissances secrètes sur la religion dont le Régime maçonnique ne serait que l’enveloppe superficielle, connaissances qui formeraient l’essence d’une doctrine.

C’est ce qui est dit précisément dans une autre Instruction du Régime rectifié : « Les Loges qui reçurent [l’initiation parfaite] conservèrent jusqu’au VIe siècle ces précieuses connaissances, et le refroidissement de la foi annonce assez qu’à cette époque le souvenir s’en est affaibli, et que ce qu’il restait d’initiés se retirèrent dans le secret. Mais aussi on doit croire que ces connaissances se sont perpétuées sans interruption pendant tous les siècles du monde, car tous les ouvrages que Dieu a créés demeurent à perpétuité et nous ne pouvons rien ôter à tout ce que Dieu a fait. » [8]

d) Les connaissances doctrinales secrètes ont été perdues par l’Eglise

Non seulement le caractère doctrinal est donc affirmé, soutenu dans toutes les Instructions, non seulement cette doctrine imprime sa marque sur chaque élément symbolique ou initiatique du Régime, mais en plus l’Ordre nous apprend que les connaissances secrètes sur le christianisme ont été perdues au VIe siècle par l’Eglise, mais se sont conservées au sein de l’Ordre qui en détient le dépôt doctrinal !

Et en effet, quoique cela puisse surprendre certains esprits, et être un danger « pour ceux qui, soit par l’effet de leur éducation religieuse, ou par leur disposition naturelle, se font un devoir d’étouffer leur propre raison pour adopter aveuglément toutes les prétentions, opinions et décisions [ecclésiales]  (Willermoz écrit « ultramontaines » mais le sens est identique, ndrl.), et par conséquent l’esprit d’intolérance qui les a toujours accompagnées… » (J.-B. Willermoz, lettre à la Triple Union de Marseille,1807),  c’est pourtant ce que confirme encore une fois l’Ordre de la façon la plus solennelle : « La doctrine […] remonte…jusqu’à Moïse qui la connut dans toute sa pureté et fut choisi par Dieu pour la faire connaître au petit nombre des initiés, qui furent les principaux chefs des grandes familles du Peuple élu, auxquels il reçut ordre de la transmettre pour en perpétuer la connaissance dans toute sa vérité… Les Instructions sont un extrait fidèle de cette Sainte Doctrine parvenue d’âge en âge par l’Initiation jusqu’à nous. » [9]

Il y a donc bien une  « Sainte Doctrine parvenue d’âge en âge par l’Initiation jusqu’à nous… » qui caractérise et définit l’Ordre, ainsi que le dit positivement Willermoz – ce sur quoi insiste le Directoire National Rectifié de France - expliquant même que cette sainte doctrine fut oubliée par l’Eglise depuis le VIe siècle et qu’elle est depuis cette époque préservée par l’Ordre !

Tout ceci est clair, précis, et nous fait comprendre en quoi si l’Ordre est chrétien, il se rattache cependant à un enseignement secret, une « sainte doctrine » méconnue depuis le VIe siècle.

e) L’Ordre relève du « christianisme transcendant » et non du dogme de l’Eglise

L’Ordre est donc chrétien et relève bien du christianisme, c’est exact. Mais d’un christianisme tout à fait particulier que Joseph de Maistre (1753-1821) désigna dans son Mémoire au duc de Brunswick (1782) comme « christianisme transcendant », transcendant car s’écartant sur quelques points notables du Credo de Nicée-Constantinople puisque se rattachant à la « sainte doctrine » détentrice de connaissances oubliées par l’Eglise depuis le VIe siècle.

Voilà la position officielle du Régime Ecossais Rectifié à l’égard du christianisme, selon toutes ses Instructions !

Il ne s’agit ni de « vues personnelles », ni d’une « conception sectaire », ou d’une position  « doctrinaire étroite », mais de ce qu’est, sur le plan de sa vérité la plus essentielle, l’Ordre fondé par Jean-Baptiste Willermoz.

Mais au fait, que clamait dans son article – qui ne fait que reprendre ses positions permanentes depuis des années – le Grand Aumônier du G.P.D.G. ?

Relisons : « Le profane qui est reçu dans le Régime rectifié… prête serment …. de « fidélité à la sainte religion chrétienne ». Et non à on ne sait quelle « sainte doctrine » sortie on ne sait d’où. »

Une « sainte doctrine » sortie on ne sait d’où », comme c’est étrange ?

Mais alors Willermoz nous aurait raconté des fables, il aurait édifié l’Ordre sur des rêveries, sur une « sainte doctrine » sortie on ne sait d’où », et la Réforme qui fut l’objet du Convent des Gaules en 1778 qui consista à infuser la doctrine de la réintégration au sein de la Stricte Observance, reposerait sur des éléments imaginaires….sortis « on ne sait d’où » (sic) ?

Donc ce Régime, selon le raisonnement du Grand Aumônier du G.P.D.G., n’aurait pas de doctrine spécifique, et la rectification serait un leurre, une farce, un montage illusoire inventé pour s’amuser et ennuyer les Frères allemands de la Stricte Observance ? (Notons au passage, que c’est exactement la petite musique exprimée par les pires adversaires de Willermoz au XVIIIe siècle).

f) La domination sur le Régime rectifié de l’idée de « Franc-maçonnerie chrétienne »,  est une prison corruptrice 

On le constate donc, tout ceci n’est pas sérieux, et montre l’extrême menace que représente l’édification de conceptions étrangères aux Codes de 1778, et la domination de constructions globalisantes, comme par exemple celle connue sous le nom générique de « Franc-maçonnerie chrétienne », accompagnée d’une Aumônerie pour en faire appliquer les principes [10], qui se superpose en autorité au Régime lui-même, agissant sur lui comme une prison corruptrice qui en déforme l’esprit et en détruit les fondements.

D’ailleurs, si l’on y réfléchit un instant, on voit immédiatement en quoi le sujet du christianisme pour le Régime rectifié va évidemment bien au-delà de la conformité aux dogmes conciliaires. Car s’il faut être chrétien pour accéder à l’Ordre dès le départ, pourquoi donc serait-il nécessaire de faire venir un chrétien en loge, l’introduire dans une structure maçonnique qui, parfois, le met sous le coup de sanctions disciplinaires ecclésiales sévères – notamment pour les catholiques – si c’est simplement pour qu’il y retrouve à l’identique les éléments dogmatiques dont il dispose déjà naturellement dans son église, et sans qu’il soit obligé de se soumettre à tout un appareil complexe de grades, de rites et de cérémonies curieuses s’étendant sur de longues années, dont l’aboutissement, du point de vue doctrinal, serait exactement le même que les critères de sa « foi chrétienne » exigés au début de son initiation, et qu’un enfant possède en ouvrant son catéchisme ? Ceci n’a strictement aucun sens sur le plan initiatique, et revient à faire des conditions initiales de la démarche maçonnique rectifiée, une borne de solidification rigide et sectaire, bloquant et empêchant toute possibilité d’accès au christianisme transcendant.

Si la maçonnerie rectifiée propose à certaines âmes, chrétiennes en effet car c’est une condition préalable, de se joindre à ses travaux, ce n’est sans doute pas pour leur réciter une copie conforme du Credo qu’elles connaissent par coeur de par leur confession, mais pour leur transmettre, au cours d’une propédeutique adaptée, d’un chemin lent, patient et mesuré, des connaissances, un enseignement mystérieux et secret, et pour tout dire une «révélation de la révélation» selon l’heureuse formule de Joseph de Maistre [11], qui provient d’une «doctrine portant sur la question de la réintégration », que les baptisés ne peuvent plus trouver dans l’Eglise, puisque cette doctrine y est tout simplement inconnue depuis le VIe siècle.

Invitons de ce fait aimablement le Grand Aumônier du G.P.D.G., plutôt que d’écrire des sottises et de laisser emporter sa plume par un zèle sacerdotal excessif qui trouble son jugement, de relire attentivement les Instructions de l’Ordre, ce qui lui évitera également de soutenir des énormités ridicules… mais il vrai, comme le soulignait à juste titre Willermoz : « Les ministres de la religion traitent de novateurs tous ceux qui soutiennent la vérité [de la doctrine]. » (Lettre de Willermoz à Saltzmann, mai 1812 ).

Conclusion : « Le but de Willermoz était donc de préserver la doctrine…»

Aujourd’hui le Grand Aumônier du G.P.D.G., certes va un peu plus loin, en rajoutant au reproche de « novation », ceux « d’apostasie » (sic) et de « parjure » (re-sic), les temps ont changé il est vrai, et la décadence, par l’outrance, se fait cruellement sentir ; mieux vaut en sourire… Omne promiscuum sordescit.

Charitablement d’ailleurs, et pour éviter des polémiques inutiles, nous n’avons retenu que les aspects « théoriques » exprimés par le Grand Aumônier dans son article, lui laissant la responsabilité des qualificatifs destinés à une nouvelle catégorie « d’hérésiarques » de son invention, dont il croit utile d’agrémenter sa prose et ses interventions sur l’espace virtuel, procédés qui sont modérément efficaces pour « mettre fin à des controverses mal venues » (sic).

Concluons plutôt par ces lignes de Robert Amadou (+ 2006), autrement plus sérieux et instructif en des domaines où, il vrai, ses qualifications étaient réelles, et sur lesquelles il a toujours conservé un respectueux silence : « Le but de Willermoz était donc de préserver la doctrine dont Martines de Pasqually avait été, selon que ce dernier lui avait enseigné, l’un des relais seulement ; maintenir, quand sombrait l’ordre des Elus Cohen, la vraie Maçonnerie selon le modèle que Martinès de Pasqually lui avait révélé comme l’archétype et que garantit une conformité doctrinale avec la doctrine de la réintégration. » [12]

Abbé Pélican

Pour comprendre comment s’articule le lien entre

« sainte religion chrétienne» et « doctrine de l’Ordre»

au sein du Régime Ecossais Rectifié, lire :

 La doctrine de l’Ordre et la « sainte religion chrétienne »

Notes.

1. Formule du Serment au Grade d’Apprenti : « Moi, N…, N… (prononçant ses noms de baptême et civil), je promets sur le Saint Evangile, en présence du Grand Architecte de l’Univers, et je m’engage sur ma parole d’honneur, devant cette respectable assemblée, d’être fidèle à la sainte religion chrétienne, à mon Souverain, aux lois de l’Etat [...] ». (Rite écossais rectifié, Rituel du 1er Grade, 1802).

La Règle maçonnique évoque de même la sainte religion chrétienne : « Rends donc grâce à ton Rédempteur ; prosterne-toi devant le Verbe incarné, et bénis la Providence qui te fit naître parmi les chrétiens. Professe en tous lieux la divine Religion du Christ, et ne rougis jamais de lui appartenir. L’Evangile est la base de nos obligations ; si tu n’y croyais pas, tu cesserais d’être Maçon. Annonce dans toutes tes actions une piété éclairée et active, sans hypocrisie, sans fanatisme ; le Christianisme ne se borne pas à des vérités de spéculation ; pratique tous les devoirs moraux qu’il enseigne, et tu seras heureux ; tes contemporains te béniront et tu paraîtras sans trouble devant le trône de l’Eternel. » (Règle maçonniqueARTICLE I. Devoirs envers Dieu et la Religion, 1802).

2. A Tribus Liliis, Grand Aumônier du G.P.D.G., Mise au point pour mettre fin aux controverses mal venues, 21 février 2013.

3. « La sainte religion chrétienne est issue des enseignements donnés par notre Seigneur Jésus-Christ, le Verbe incarné, durant son existence terrestre, et poursuivis par le Saint-Esprit à l’occasion des saints conciles où étaient représentés tous les chrétiens du monde, d’où leur appellation d’œcuméniques. » (A Tribus Liliis, Mise au point pour mettre fin aux controverses mal venues, 4e point).

4. Rite écossais rectifié, Rituel du 1er Grade, 1802.

5. Ibid.

6. Instruction du grade d’Ecuyer Novice, 1778, Bibliothèque du Grand Orient des Pays-Bas, la Haye, Fonds Kloss, F XXVI 113‑10.

7. Instruction des Chevaliers Profès, 1778.

8. Instruction du grade d’Ecuyer Novice, 1778.

9. Jean-Baptiste Willermoz, Statuts et Règlement de l’Ordre des Grands Profès, Ms 5.475, BM Lyon.

10. « Le Grand Aumônier, ou des Aumôniers désignés par lui, sont chargés, en étroite liaison avec les Chefs des Ordres, le Maître Général des Loges de Saint-Jean et de Saint-Andréde dispenser et de superviser l’enseignement religieux et spirituel, dans les Etablissements de leur ressort. » (Statuts du G.P.D.G., Livre VII, art. 112, 2005, amendés le 29 septembre 2012 ).

11. J. de Maistre, Mémoire au duc de Brunswick-Lunebourg (1782).

12. R. Amadou, Martinisme, CIREM, 1997, p. 36.

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  1. […] par Jean-François Var, et qui s’est donnée statutairement pour objet de veiller au respect des dogmes de l’Eglise [3], dogmes dont le Grand Maître actuel de cet assemblage baroque connu sous le nom de G.P.D.G., […]

  2. […] de la Réforme de Lyon – dont celle ultime, et sans doute fatale, sous le concept de « franc-maçonnerie chrétienne », aura abouti à la constitution d’une obédience multiritualiste à laquelle est attachée […]

  3. […] de la Réforme de Lyon – dont celle ultime, et sans doute fatale, sous le concept de « franc-maçonnerie chrétienne », aura abouti à la constitution d’une obédience multiritualiste à laquelle est attachée […]

  4. […] au Convent des Gaules en 1778, mais compatible en revanche, avec les critères de la « franc-maçonnerie chrétienne », telle que la conçoit le GPDG […]

  5. […] au Convent des Gaules en 1778, mais compatible en revanche, avec les critères de la « franc-maçonnerie chrétienne », telle que la conçoit le GPDG […]

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